En
contre-bas de Durenque, sur la rivière qui a donné son
nom au village, le moulin de Durenque est la maison natale du poète
François Fabié.
« C’est là ma maison paternelle
C’est là le nid qui m’a bercé. »
A la fin des années cinquante, le poète, qui a connu de
brillantes heures de gloire, tombe dans l’oubli et sa maison natale
menace ruine. Une poignée de Durenquois conscient de la valeur
patrimoniale et littéraire de ce lieu se mobilise pour que le
moulin soit racheté, restauré et aménagé
en musée. Ce projet a rassemblé des personnalités
d’horizons divers, littéraire, associatif, politique, construit
tout un réseau qui a su se renouveler et rester vivace, résistant
au temps.
Le
« Moulin de Roupeyrac » est le nom littéraire
du moulin de Durenque. Un nom que lui a donné François
Fabié lorsqu’il créa sa pièce
« Le Moulin de Roupeyrac » au Troisième
Théâtre Français à paris le 1er
octobre 1879. Ce nom littéraire traduit la seconde
nature du moulin familial devenu aujourd’hui «
Maison d’écrivain » et à ce titre
membre de la fédération des maison d’Ecrivain
et des patrimoines littéraires. Depuis plusieurs
années il est aussi « Musée du Rouergue
».
Le
sens de cette maison d’écrivain tout comme la perpétuation
du souvenir du poète François Fabié n’est
pas de nous enfermer dans le passé mais de nous appuyer sur la
mémoire d’un poète continuer de faire de ce lieu
un lieu de rayonnement poétique et littéraire. François
Fabié, premier agrégé de lettres modernes en France,
pédagogue passionné, doit nous rendre plus particulièrement
sensible aux modes d’expressions poétiques actuels et nous
rendre attentifs à la jeunesse. Le lien intergénérationnel
a d’ailleurs toujours constitué une richesse importante
pour Durenque. Tandis que les adultes créaient le syndicat d’initiative
et le comité des fêtes, les jeunes du village créaient
la deuxième MJC de l’Aveyron, derrière Millau et
avant celle de Rodez.